mardi 15 août 2017

L'été 2017

Je suis désolée du manque de nouvelles… en quelques mois, je suis passée de "athlète" (ayant à penser uniquement à moi même) à "maman-athlète" (ayant à penser à Even et si j'ai le temps à moi même). Concrètement cela veut dire que aujourd’hui, quand je pars en stage, je dois penser en plus de mon bazar habituel, au lit parapluie, aux biberons, à la turbulette, aux bodys, au baby phone...

De mai jusqu'à fin juin, j’ai pu faire une reprise qui s’est principalement déroulée à domicile, l’essentiel des stages auxquels j’ai participé se déroulant dans le Jura. J’ai donc pu accompagner Even au cours de ses premières semaines et m’entrainer en même temps.

Depuis juillet, je suis d’avantage en déplacement. J’ai pu effectuer un super stage dans les Alpes du Sud avec le team Grenouille (Team Nordique Crédit Agricole Franche-Comté). Nous avions établi notre camp de base dans le Queyras, à Aiguille. Des dénivelés importants, avec l'ascension des grands cols (Izoard, Galibier, Agnel), étaient au programme. Nous étions dans l’ambiance des coureurs du Tour de France, à la veille de leur passage.

paysages nordiques
Fin juillet, j’ai mis le cap plus au Nord : en Norvège. Pendant 15 jours, j’ai ainsi pu suivre, accompagner et me mesurer à des athlètes de haut vol. Nous avions établi un bon contact l’été dernier. L’entente a été bonne et nous avons décidé de renouveler l’expérience cet été.

J’ai d’abord séjourné Chez Mari Eide à Oslo. Athlète qui possède comme moi un beau trophée : une belle paire de corne de bouquetin, elle aussi récente gagnante du marathon de l'Engadine. Nous avons découvert les pistes de ski à roulette de Holmenkollen, et j’ai même eu la chance de partager une séance d’entrainement avec Marit Bjørgen ; entre nous, notre conversation n’a pas vraiment porté sur notre technique, mais plutôt sur notre organisation de jeunes mamans.


Avec Mari Eide
J’ai poursuivi ensuite ma préparation avec Kari Vikhagen Gjeitnes, propriétaire comme moi d’un petit cheval de bois rouge, car cinquième en sprint classique aux Championnats du Monde Falun en 2015.

Avec Kari Vikhagen Gjeitnes
Ces entrainements avec Mari, Marit et Kari m’ont énormément apporté en confiance. Et mon séjour en terre nordique s’est terminé par une séquence familiale au sud de la Suède, chez les grands parents d’Even.

Depuis hier je séjourne dans un lieu tenu secret, car réputé pour être ce qui se fait de mieux en France dans le domaine du ski à roulette, pour un stage avec plusieurs collègues du massif. (un indice : le nom de ce lieu commence par « La Chaux » et finit par « des Crotenays »). Arnaud, notre entraineur régional étant actuellement en convalescence, la prise en charge de notre entrainement est assurée par un certain Manu Jonnier. Autant dire que je suis en famille !

Tout de bon, à très bientôt, promis !

Anouk

mercredi 31 mai 2017

Epidéfi

C'est l'histoire de Julie, petite fille née dans la Combe des Cives. 
C'est l'histoire d'une maladie qui l'atteint alors qu'elle n'a que deux mois. 
C'est l'histoire d'Anne Sophie, Maman capable de déplacer des montagnes pour sa fille.
C'est l'histoire de Quentin fauché en pleine jeunesse par un terrible accident.
C'est l'histoire de sa famille qui pour lui rendre hommage imagine d'aider Julie.
C'est l'histoire de sportifs qui se lancent un défi pour venir en aide à tous ceux qui souffrent de ce mal.
C'est l'histoire d'un village, Chapelle des Bois,  qui se mobilise aux cotés de Julie.

A partir de ce projet : 
c'est Fabien et Florian qui enfourchent leur VTT pour traverser le Jura du nord au sud, 
c'est Julie qui, avec l'aide de ses parents et de ses frères, organise l'évènement, 
c'est tous les copains qui répondent présents pour donner un coup de main, 
et ...
... c'est moi, nouvelle Maman, qui se sent tellement concernée par cette belle histoire de solidarité que je deviens marraine de l'évènement.

Et c'est pour faire connaitre l'épilepsie et récolter des fonds pour venir en aide aux personnes touchées par cette maladie, que ces deux histoires si difficiles se rejoignent pour devenir une belle histoire d'entraide.

Si vous voulez à votre tour faire l'expérience de cette solidarité vous pouvez encourager Fabien et Florian sur les 381 km de la GTJ ce week end.
Ou nous retrouvez soit à Pontarlier le 2 juin de 18h à 23h, soit à Rochejean le 3 juin de 7h30 à 10h, soit à Chapelle des Bois le 3 juin de 9h à 23h.
Ou encore faire un don sur la cagnotte solidaire EPIDEFI sur ce lien.

J'espère à ce week end.
Anouk, Julie, Paul, Samuel, Anne Sophie, Fabien, Lucie, Luce, Florian, Angelo, Baptiste, Christelle, Arthur, Marie, Célia, Sophie, Anais, Manu, Maïlys, Franck, Marion, Charly... et tout les autres ...





mercredi 17 mai 2017

C'est reparti pour un tour


Je suis repartie au travail depuis ce début de mois, mais j'ai, en cette saison olympique, un nouveau coéquipier d'entraînement. 

Il va falloir composer cette fois avec un petit Even donc un grand changement !
Cela me demandera sûrement un peu d'adaptation et une grande organisation !
Mes nuits seront, parait-il un peu plus courtes, et mes journée plus remplies !

Quel renouveau... et quel challenge de mener de front vie d'athlète et vie de Maman ! Cela me motive et je l'espère me donnera la petite étincelle pour aller encore plus haut et décrocher de nouvelles étoiles.

J'ai mis en place de nouvelles modalités d'entrainement : à l'ancienne, Even reste avec Papa pendant que Maman s'active ou en mode fusionnel, marche nordique ou vélo accompagné de ''très près'' par Even.  

La reprise se déroule bien : j'ai eu la chance de glisser et marcher jusqu'à ce que mon petit garçon pointe le bout de son nez à la mi-mars. J'ai pu travailler des bases solides en endurance et qui plus est avec un "gilet lesté"!
L'hiver dernier était donc bien une saison blanche, blanche comme neige et avec un bon nombre de kilomètres de ski avalés.

Je ne suis aujourd'hui, deux mois tout pile après la naissance de mon tout grand, pas encore en pleine possession de mes moyens. Mais je peux déjà pédaler, rouler, marcher, me muscler (un peu), courir à nouveau..........   ski-rouler, me muscler et courir pour de vrai devrait ne plus tarder...

Le plus difficile actuellement est de m'arracher à la contemplation de ce petit bout d'homme : le laisser pour aller courir n'est pas une mince affaire. Heureusement j'ai trouvé de nouveaux sponsors : Papa, Grands Parents, copines...   en qui j'ai toute confiance pour petit à petit laisser mon oeuf et repartir au boulot!

Plus sérieusement, je repars donc direction Pyeongchang, aidée une nouvelle fois par la Fédération Française de Ski et l'Armée de Terre. Je peux également compter sur le soutien du Team Nordic Crédit agricole Franche-Comté pour une aide sur mesure. Je serai épaulée encore et toujours par mes équipementiers : Salomon, Swix, Julbo et même par un petit nouveau les ski-roue Nordeex sans oublier mes sponsors devant l'éternel : Lacroix Emballages et la ville de Pontarlier.

Je remercie tout le monde de m'avoir soutenu et de m'encouragé dans ce projet sportif et ce projet de vie.

à bientôt, Anouk

vendredi 24 mars 2017

Even

Voilà celui qui embellit ma vie depuis maintenant une semaine. Even, bienvenue. Nous tenterons de rendre la vie encore plus belle et même magique, pour toi. Mathias, merci pour ce cadeau.

lundi 23 janvier 2017

Tout de bon

Depuis le temps que je n’ai pas donné de nouvelles, je profite du premier mois de 2017 pour vous souhaitez une année pleine de neige !

J'aurais pu ne pas actualiser mon blog avec une inscription "fermé pour travaux" le temps de neufs longs mois... mais je préfère vous écrire quelques lignes !

Il paraît que l’arrivée du bébé se rapproche à grands pas. Alors, pour faire court, en trois mots : tout va bien ! Ce bébé, c’est bien sûr ma priorité et ma grossesse se poursuit bien. C’est une saison spéciale, et je m’en accommode très bien, parce que je l’ai choisi.

En décembre dernier, alors que la neige se faisait attendre en France, j’ai profité de bonnes conditions pour skier sur le versant italien du Mont Blanc, et le bébé semble avoir apprécié ! Depuis j’ai skié dans le haut Doubs, sur le versant français du Mont Blanc et effectue tous les jours quelques longueurs de piscine.


J’ai aussi participé à l’épreuve de Coupe du Monde de La Clusaz, les 17 et 18 décembre derniers. Bien sûr, je n’étais pas présente sur les skis (j’aurais peut être eu un peu de mal dans les côtes) sur le plateau des Confins, mais comme commentatrice pour le stade aux côtés d'Alban Golbert. Ce fut une belle expérience, j’ai pu profiter de l’événement d’une autre manière et ai pu suivre l’ascension de l’équipe de France, et de Alexis, mon presque petit frère au CSRP, vers le podium.

Chaque week-end, je ne manque pas une épreuve de Coupe du Monde, pas un résultat d’une coupe d’Europe, de France, comme d’une course populaire, je suis avec plaisir le retour de mon amie Aurore, et cela me donne envie de revenir encore plus forte l’hiver prochain.

Et, cette fois que l’hiver a bien voulu s’installer dans les Alpes comme dans le Jura, je vous dis : tout de bon !

Anouk

mercredi 14 septembre 2016

Evénement


Avec la saison qui s’annonce, s’ouvre un nouveau chapitre dans ma carrière de fondeuse mais aussi et surtout dans mon existence. Car, il faut que je vous l’annonce, ma méforme sur l’épreuve de skating à Trondheim n’avait rien de bizarre...

Charles Belle - L'oubli qui avance - Acrylique sur toile 203 x 203 cm
Au lieu de manger pour deux, comme il me l’est souvent conseillé depuis trois mois, je m’entraine pour deux ! Alors voilà, je suis enceinte et l’arrivée du bébé est prévue pour le mois de mars. Qu’est ce qu’il y a à part ça aujourd’hui ? Pas grand-chose, c’est le principal.

Aussi, avec quelques adaptations, je poursuis mon entrainement. Et, même si vous me verrez moins sur les courses cet hiver, je compte bien continuer à skier au plus haut niveau encore quelques années, et vous donne rendez vous pour l’hiver 2017/ 2018.

Des bises,

Anouk

mardi 6 septembre 2016

Terre Sainte

Après la Nouvelle Zélande l’été dernier avec l’équipe américaine, cette année j’ai mis le cap au Nord. Je suis partie m’entrainer en Norvège, un pays que je connaissais déjà un peu.

À Bymarka
A Trondheim, je me suis entrainée avec deux championnes : la fondeuse Anne Kjersti et la biathlète Tiril Eckhoff. J’ai été mise en relation avec ces deux championnes par les organisateurs de la Toppidrettsveka (pas facile à prononcer le norvégien!). J’ai donc pu perfectionner mon accent scandinave et surtout apprendre une technique d’entrainement estival typiquement norvégienne : le footing dans les tourbières ou dans les "myr" en norvégien dans le texte. Le désavantage c'est qu’on enfonce son pied, parfois sa jambes jusqu'à la mi-cuisse dans la terre humide et tourbeuse. Mais l’avantage, c’est que les pauses sont consacrées à la dégustation de framboises, de myrtille et des baies polaires soit les "bringebaer, blåbaer, multe".

La région d'Aure
Après une semaine dans la ville du nord, j’ai eu la chance de passer une autre semaine avec le team Telemark plus au sud. Nous étions un groupe international, avec une belle diversité d’âges et d’objectifs. Avec Karie, Silje et Marie, les trois filles du team, nous avons fait de belles séances de skie roue le long du fjord et, encore une fois, mouillé nos baskets dans les marais.

Le team Telemark
Après le footing du matin
Et j’en profite pour tordre le cou à une légende persistante : non les norvégiens ne sont pas des viking froids, austères et taiseux. Tous ont eu la volonté de bien m'accueillir, et je n’ai rencontré chez mes hôtes que gentillesse, pour partager leurs experiences, leurs entrainements mais aussi pour me faire découvrir les villes de Aure et Trondheim.

Mes deux semaines en Norvège se sont clôturées par quatre courses de ski roue. Bizarrement, je n’ai pas performé sur la longue distance en skating, alors que ce format était celui qui me correspondait le mieux. Par contre, je me suis bien amusée sur les deux city sprints, en classique et en skate. Et je ne suis pas prête d’oublier ma course dans le centre ville de Trondheim, avec 30 000 personnes sur le bord de la route. Je prends la 18ème place. Difficile d’imaginer que nous étions en plein Jeux Olympiques. Aucune autre actualité sportive n’aurait pu détourner les spectateurs norvégiens des courses de ski roue aux allure de Coupe du monde ! Pas de doute, nous étions bien en terre Sainte, en terre de ski de fond.

Trondheim downtown
Comme l’été semble jouer les prolongations, je poursuis mon entrainement estival dans des conditions agréables. Pour retrouver la neige et le tunnel de Oberhof, il faudra attendre la fin du mois… et pour l’instant, je ne suis pas pressée !

A très bientôt, tout de bon,

Anouk